Auteur : 
Christine GRIGGIO

Faire un burn-out, c’est « brûler de l’intérieur, se consumer à petit feu », la plupart du temps, sans s’en rendre compte.
Accepter toujours plus de tâches, rallonger ses horaires, sauter les pauses déjeuners, accumuler les frustrations… autant de signes qu’il ne faut pas négliger.

L’environnement professionnel met parfois à rude épreuve nos résistances émotionnelles : conflits avec la hiérarchie ou les collègues, manque de reconnaissance, surcharge de travail, objectifs contraignants.

Notre capacité à faire face s’en trouve peu à peu amoindrie, notre énergie faiblit chaque jour. Nous nous sentons fatigués, « sur les nerfs », voire déprimés.
Pourtant, en bon petit soldat nous continuons à avancer, jour après jour. Et puis, un matin, le constat est sans appel : on n’est plus à sa place, les bonnes raisons qui font qu’on se donne à fond à son travail ont disparu.

Alors burn-out ou juste besoin de vacances ?

 

4 signes qui prouvent que vous êtes au bord du burn-out professionnel

  1. Vous vous sentez constamment sous pression

Le burn-out est un cycle infernal dans lequel vous ne parvenez plus à vous reposer. Vous pensez « travail » au travail, pendant vos temps de pause, et même lors votre temps personnel à la maison. Vous devenez habité par la pression que vous vous infligez et ce stress vous poursuit dans votre vie privée.
Vous avez le sentiment d’être « pressé » comme un citron, que les autres en attendent toujours plus de vous.
À un moment cette pression et ce stress sont tellement forts, que vous n’arrivez plus à les faire redescendre. Et vous finissez par craquer nerveusement…

 

  1. Vous êtes en état d’épuisement émotionnel

Le burn-out a d’abord un impact sur la santé psychique. Cela se traduit notamment par une grande nervosité et une perte du contrôle de l’émotivité. Sautes d’humeur, crises de larmes, réaction disproportionnée, peuvent indiquer que vous êtes au bord de l’épuisement professionnel.
Les autres signes psychiques du burn-out sont nombreux : cynisme, découragement, abattement, sentiment d’injustice… Mais le principal symptôme psychique, est une grande perte d’estime de soi, une incapacité à se sentir reconnu par les autres.

 

  1. Vous êtes fatigué en permanence

Le burn-out a ensuite un impact sur la santé physique. Vous vous sentez extrêmement fatigué et vous n’arrivez plus à vous reposer. Vous dormez mal, et quand vous y parvenez, vous avez l’impression de ne pas avoir rechargé les batteries pour autant.
Problèmes de concentration, oublis deviennent récurrents. Les tâches qui vous demandaient une heure en temps normal, vous en demandent deux en situation de burn-out. Et plus vous perdez en efficacité, plus vous travaillez, et plus vous êtes fatigué… Un véritable cercle vicieux !

 

  1. Ces signes avant-coureurs perdurent

La difficulté, c’est que les signes avant-coureurs d’un burn-out ressemblent à ceux d’une grosse fatigue ou d’une dépression. Il est parfois difficile de faire la différence entre une période de fatigue, parce qu’on a besoin de vacances, et un début de burn-out. Mais dans le burn-out, ces signes annonciateurs se multiplient et surtout perdurent. Et contrairement à la dépression, qui est une spirale descendante lente, le burn-out se distingue par une période de sur-engagement avant une rupture brutale.

 

La cassure.
Après une période de suractivité de plus en plus inefficace, le burn-out conduit à un effondrement radical.
Il s’agit d’un phénomène de décompensation où la personne est incapable de faire face.
Le psychisme, qui luttait sans relâche, s’effondre et laisse la voie libre à des symptômes plus alarmants encore, comme des pertes de mémoire, des douleurs, des raidissements et des contractures dans tout le corps ou même des pertes de conscience.
À ce stade, l’individu en burn-out sera le plus souvent dans l’incapacité d’aller travailler.
Une personne peut d’un seul coup rester sur un quai de gare, ou être dans l’incapacité de se lever de son lit.

 

Ne restez pas seul face à cette situation.
Lorsque ces symptômes se multiplient et perdurent, et avant de craquer, il est nécessaire de contacter son service des ressources humaines ou la médecine du travail afin d’obtenir un arrêt temporaire et un aménagement de ses conditions de travail.
Et si la décompensation survient, il est absolument indispensable de se faire accompagner avant de se lancer dans la reconstruction de sa vie professionnelle.
Il ne faut surtout pas retourner au travail dans les mêmes conditions, sous peine de voir les mêmes causes produire les mêmes effets.

 

 

Mon accompagnement
Nous pouvons agir ensemble sur plusieurs aspects de la situation.

  • Faire face : comment gérer mon stress, comment dire non et me protéger, comment gérer mon temps, comment déléguer, comment mieux gérer mon temps et mes priorités...
  • Se poser les bonnes questions : quelles sont mes valeurs professionnelles, mes attentes, mes besoins, mes croyances ?
  • Trouver des solutions : prendre soin de soi, se reconstruire, retrouver l’envie de travailler, faire des projets.
     
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